bonjour tout le monde!
Moi, c'est Marie. Je suis une fille normale.
J'ai un copain depuis deux mois. Ce n'est pas que je ne l'aime pas. Mais j'ai ce drôle de sentiment en le voyant. Cette peur mélangée à cette passion. Il me répugne autant qu'il m'attire.
Je crois qu'à mon âge, on s'imagine de belles choses. Mais moi, je n'imagine pas les comtes de fée. J'me demande si je vais toruver un jour, l'homme qui me rendra toute folle. Celui que j'aurais plaisir à voir. Celui qui m'attirera, me pasisonnera... Mais si je ne trouve rien de tout ça... Je pense que c'est à cause d emon caractère, et de ce que j'ai vécu.
Il m'est difficile de me dévoiler. De montrer aux autres qui je suis réelement. Parce-qu'au fond, j'ai le sentiment de n'être rien. J'ai beau vivre normalement, avec le sourire, et être là poru les autrres, je me sens vide.
Ce vide, Sophie a su le combler, en quelque sorte. Ma meilleure amie, celle qui ne cherche pas à me changer, mais qui le fait petit à petit, avec sa joie de vivre. Cette fille est extraordinaire. Un vrai petit bout en train. Je m'occupe d'elle comme je peux... Et elle s'occupe de moi comme elle le peut...
Le seul problème chez elle actuellement, c'est sa... Fanatitude pour ce groupe allemand TokyoMachinChouette.
Elle s'est mis dans la tête depuis trois mois que Bill serait son mec, qu'ils partiraient à l'autre bout du monde, et qu'ils auraient plein de gosses avec tous un look aussi débile que leur père.
J'ai un peu de mal à comprendre cet angouement pour ce groupe qui n'a rien de spécial, si ce n'est deux frères qui ont une belle gueule, je l'avoue. Pour moi, TokioBordel, c'est des meufs qui gueulent à tue tête des conneries, du genre "épouse moi", "encule moi" etc.
Sophie m'en raconte de bien bonnes sur ces fillettes qui ont beaucoup d'espoir. Toutes rêvent de finir avec l'un des deux, et un quart de cette population de fans, rêve de finir avec le batteur, ou le guitariste.
Comme quoi, la musique tient à peu de chose. Foutez nous des belles gueules, ont vous achetera des albums. Ouais.
Le plus triste pour moi, dans cette histoire, c'est que je me retrouve plongée dans ce monde.
Immertion totale chez émoland & girls qui ont toutes le même look, & la même pseudo rock attitude.
Sophie et moi allongs chez nos correspondantes. Sophie se fait une joie d'aller en Allemagne. Elle espère croiser son "Billounet" dans un coin de rue. Je sais, c'est débile, mais que voulez vous...
Du coup, elle a préparé une floppée de fringues aux assortiements et accessoires tous les plus... Désespérants que les autres. Elle veut avoir l'air rock pour son âme soeur.
C'est fou, je ne me suis jamais demandé si mes fringues faisaient rock, fashion, émo ou skateur.
J'achète ce qu'il me plait, même si j'ai plus un look rock ou bobo.
Je crois que je ne tiens pas à me poser la question de "suis-je une émo"?
Nan. Cette mode n'est pas pour moi. Je tiens juste à être moi, Marie, qui se fringue et se coiffe comme elle veut. Qui éocute ce qu'elle veut, ce qu'elle aime. Oui, c'est ça. Je ne borne pas à être un prototype de quelqu'un ou de quelque chose, parce-que je ne souhaite que faire ce que j'aime.
Bref, arrivées à Berlin, Sophie se met en position scrutage. Elle est aux aguets, et le moindre accessoire TokioMachin se retoruve dans sa valise. Pour elle, c'est limite s'ils ne sont pas des Dieux.
Je ne comprends pas, mais ne dis rien. J'me moque d'elle doucement, parce-que dans son ridicule, elle est touchante. Nous nous dirigeons vers un Caffé en pleine gare, attendant le moindre signe de nos correspondantes, qui sont précédemment venues chez nous.
C'est une superbe expérience. Dites vous que nous étions parties pour une semaine à partager notre vie avec des allemandes, et qu'aujourd'hui, nous nous retrouvons chez elles, en pleines vacances.
J'ai en ai eu pourtant des correspondantes. Mais je n'ai jamais gardé plus d'un an contact avec elles.
Nous nous envoyions des lettres, mais arrive tojours un jour où les choses s'arrêtent... Où on n'a plus le temps, plus l'envie, plus le courage... Jusqu'au jour où tout est fini.
Nos correspondantes arrivent. Nous nous dîmes bonjour et parlons de ce qui va, ne va pas chez nous. Si nous avons fait bon voyage, bref, le genre de choses assez banales.
Elles nous parlent aussi de notre programme vacances de deux semaines sur Berlin.
Boîtes, fêtes, shoping, DVD, jusqu'ici, tout va bien. Jusqu'ici seulement, pour moi du moins...
Sophie: Et pour jeudi prochain?
Claudia: Et bien... Tania et moi avons une petite surprise...
Moi: De quel genre?
Tania: Et bien, on sait qu'il y a quelque chose qui nous réunirait toutes, et qui nous donnerait plaisir à se donner à fond...
Sophie: Crache le morceau!
Tania: Et bien voilà, dès que nous sommes rentrés de France, nous avons acheté quatre places de concert pour voir le groupe Tokio Hotel... Je sais que tu n'es pas fan Marie, mais c'est une très bonne opportunité... Claudia et moi nous sommes données à fond, et nous avons même des passes coulisses grâce au gérant de la salle que Claudia connait...
Sophie: Woah, j'hallucine, c'est une blague? Vous êtes en train de me dire que vous m'offrez la chance de rencontrer l'homme de ma vie?
Moi: Sophie, zen. Ca se trouve, tu ne le verras même pas, ne te fais pas de films.
Sophie: Ecoute chérie. Là, on parle de mon avenir. Je sais qu'en me voyant, il aura le coup de foudre!
Moi: Mais tout à fait. En voyant une folle comme ça, peinturlurée et hurlant "BIIIIIIIIIIIIIIILLLLLLLLLLL", il va bander et immédiatement te demande ren mariage. Compte dessus Soph'.
Claudia: Bon... Marie, si tu ne veux pas venir, y'a pas de problème... C'est juste que cette sortie, c'est vraiment beaucoup de travail pour moi, parce-que avoir ces pass, c'est pas facile... Imagine le nombre d efilles qui rêvent d'en avoir? J'ai du bosser un mois dans cette salle à distribuer des fly pour avoir ce prix...
Sophie: Mais nan, ne te fais pas de soucis, elle va venir
*Sophie l'hystérique me colle contre elle*
Tania: ok. Et bien, je vous propose de faire un peu de shoping, et de nous préparer pour ce soir... Rendez-vous dans une des boîtes les plus branchées de Berlin!
Nous avons passé une superbe soirée. Les boîtes sont légèrement différentes de chez nous. Ici, elles ont des thèmes. Il y a les boîtes gothique, les boîtes fashion etc.
Le reste de la semaine se déroulait bien. Sophie continuait ses amplêtes et se préparait mentalement à rencontrer cemui qu'elle dit aimer plus que sa vie. Enfin, une connerie du genre.
Bref, tout se passait bien. Jusqu'au jour J.
Là, Sophie m'envoyait des tas de messages tous plus stressants les uns que les autres, si ce n'est agaçants.
Je me préparais doucement à une attente dans le froid, et une nuit bien agitée...
Je prévoyais mon sac de couchage, les pommes, les friandises, le maquillage, les fringues, les couvertures, bref, tout le genre d'atiraille que je prends habituellement dans mes camping de festival.
Sauf que là, je n'allais pas voir Les Offspring, ni Pete Doherty, ni Scorpions.
J'allais voir TokioConnerie. Alors j'm'iaginais les évanouissements tant filmés lors de reportages, ce qui aurait du insiter chaque parent à empêcher leur gosses d'aller à ces concerts. Mais au contraire, ils y allaient d'eux même. J'me préparais aussi à ce que l'on me tire les cheveux, me déchire mes fringues, et toute autre chose dont Sophie me mettait en garde. J'allais à un concert pour jeunes pubères en rute.
Oh, cette image pessimiste et péjorative sur ce groupe, je le tgiens bien au fond de ma tête.
On sait ce que j'en pense, mais je ne parle pas aussi durment devant des fans. Je ne me permettrait pas de casser leur petit monde. je ne suis ni un pro TH, ni une anti TH.
Je suis Marie, qui n'écoute pas, à cause de ces filles qui hurlent en tout sens pour ces quatre mec, et à cause de ce que la presse écrite, et tous autres sortes de médias racontent sur leur dos.
Je me fie aux médias, peut-être un peu trop.
J'avoue, j'aurais du chercher plus loin, ne pas être aussi négative, mais l'attitude de Sophie ne m'insitait en rien à m'intéresser à ce groupe. Tout ce monde me paraissait tellement superficiel!
Arrivées vers les 18 heures devant la salle de concert, nous rejoignons Sophie et Claudia, au devant de la fille, avec une vingtaine d'autres fans.
Je m'installe, mais ne me sens pas à ma place. La valise pour demain soir est restée dans la voiture de Tania. L'hôtel, ce sera pour demain soir. Une nuit dans le même hôtel que ces petits capricieux. Ca n'annoncai rien de bon à mon goût.
Je m'assied à côté de Sophie, fine folle, comme je l'avais prévu.
Une nuit d'attente au froid. Une nuit pas si mal en fin de compte. Compte tenu du nombre de concerts que je fais, je trouve l'ambiance pas si.. Glauque qu'elle n'en a l'air. Les filles sont assez sympas, quoique bornées sur leurs idoles. Je ne dis rien sur ceux, je ne les connais pas.
J'ai soudain eu le regret de ne pas m'y être intéressée. Elles ont l'air... Passionnées.
Pas comme les filles des reportages. Pas comme les petites du collège.
Elles sont... Normales, mais pasisonnées. Et ca m'intéresse.
Le lendemain, tout s'agite très tôt. Il s'agit de se mettre en place dans des cases, pendant que les fans qui n'ont pas dormi ici se placent derrière nous en une file infinissable.
La journée en soi est toujorus aussi intéressante que là nuit. Les filles sont adorables, et très conviviales.
J'en suis même à me demander si le gorupe d'ados dont je m'éloignais au plus n'était pas si mal que ça, finalement.
Puis arrive l'heure d'entrer en salle. Tout s'agite. Comme si on sentait que les choses se rapprochaient. Je me retrouve excitée pour quelque chose dont je ne suis même pas passionnée.
Il est l'heure de rentrer. Je donne mon billet après les filles.
Là, c'ets le sprint de ma vie selon Sohie. Je cours. On me dit de ralentir. Les gens de la sécurité hurlent, mais je cours et suis les filles. Puis j'arrive dans cette énorme salle. Je me pose vers la gauche. Face à un micro. Une scène vide. Juste remplie d'instruments. Je m'agrippe à la barrière noire, comme je fais lors d emes autres concerts. Les filles derrière hurlent. Entrent en courant, et n'hésitent pas à nous foncer dedans, quie à ce que l'on parte. Je leur laisserai bien ma place. Je ne suis pas fan. Mais à quoi bon? Je me retrouverai écrabouillée derrière. Et je ne supporte pas le fait de ne pas être au premier rang. Tokio Hotel ou non. Je reste ici.
Les filles sont tombées comme des mouches avant même que le concert ne commence.
J'ai certes vu des bousculades, des slams, des pogo. Mais rien de tel.
C'est... Etrange. Les filles sont prêtes à tout pour se rapprocher ne serait-ce que d'un miliètre, de leur idole.
Ils sont là. Face à moi, qui ne chante pas. Je bouge tout de même. Je m'en prends plein les oreilles.
Mais j'ai vu pire. J'ai vécu des concerts de métal. Les Offspring, et bien d'autres. Mais rien de semblable.
Les filles ici sont soit hystériques, soit à gentiement là, à profiter du concert. Je me fond dans cette catégorie de fille. Je profite, même si je suis là parce-qu'on m'y a forcé.
Je suis là face au dreadeux. Je suis assez surprise du fait qu'il ne bouge pas tant que ça sur scène. Il reste timide, mais joue de son sex' apeal.
Genre il me regarde, sort sa lange et se lèche les lèvres très sensuellement. Je me suis retrouvée là, toute bête. Les filles à mes côtés n'ont pas manqué de me flanquer un coup de coude pour me faire remarqué que "leur homme" m'avait regardé non pas sans intéret.
Pour un concert, c'en fut un. Un pas mal même. Mais je susi bien trop engoissée pour profiter pleinement de cette chance que j'ai. Oh chance, pourquoi m'as tu choisie pour ces TokioShit?
Après tout, des tas de fans crèveraient d'envie d'être à ma place. Là. Prête à entrer en coulisses. Seulement moi je n'en ai pas envie; J'en ai peur même.
Je ne sais pas pouruqoi. Habituellement, je suis moins farouche. J'apprécie ma quête d'autographes et de photos en tout genre. Mais là j'ai peur. Peur de leur célebrité. Du fait que j'ai trois hystériques avec moi, qui pour un simple baiser sur la joue, tueraient père et mère...
Nous nous rapprochons du lieu dit. De la salle où nous allons les rencontrer.
Nous ne sommes pas seules. Des gardes du corps nous accompagnent. Et deux autres filles sont avec nous, à suivre la troupe. Je semble être la seule qui ne réalise pas combien mon avenir peut basculer dès maintenant.
Nan, au lieu de ça, je me fais du soucis, et me dit que je vais être face à eux, sans même pouvoir leur mentir sur ma pseudo fanatitude. Je ne les aime pas. Je n'ai pas leur CD, encore moins le tampax TokioBlabla.
Je n'ai rien, si ce n'est un concert à mon actif, avec trois hystériques folles d'eux.
J'en suis gênée. Gênée d'être ici. Moi, qui ne le mérite pas.
Nous arrivons devant la salle de repos des artistes."Tokio Hotel zimmer".
Mon Allemand me sauvera peut-être.
Les filles entrent. Toutes, sauf moi, qui tarde à passer le pas.
Un pied devant l'autre, c'est pourtant comme ça que cel marche.
Je me lance, poussée par un de ces steak qui n'apprécie pas mon hésitation.
J'entre doucement et...